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  • Conférence de l’assemblée générale d’X-Mer le 24 novembre 2011

     

    La S.N.S.M., par l’Amiral Lagane

    L’Amiral nous a rappelé que la création de la S.N.S.M. remonte à Napoléon III. Son but premier était de fédérer les différentes initiatives locales déjà existantes. Elle partageait cette mission d’ « exciter la population au bien » avec les hospitaliers sauveteurs bretons. Après la deuxième guerre mondiale, les deux associations ont fusionné sous le label « S.N.S.M. » avec le statut d’association de type « loi de 1901 », reconnue d’utilité publique.

    Il est important de noter que l’association est constituée de bénévoles dont le but est de préserver la vie en mer. En 1965 une opération de sauvetage tragique dans l’Aber Wrach (5 morts) aura un fort retentissement. Il s’en suivra une forte augmentation des ressources, tant de la part du secteur privé que de l’état.

    Aujourd’hui le sauvetage embarqué est fort de 4000 hommes et femmes. Ces bénévoles travaillent sous les CROSS qui leur confient environ 50% des interventions. 30% sont confiées à des gens de mer et 20% à d’autres services de l’état. On estime que la SNSM sauve d’une mort certaine un millier de personnes par an et intervient quatre à cinq mille fois.

    La SNSM assure également la formation de maitres nageurs sauveteurs (MNS). 1000 bénévoles formateurs sont dédiés à ces formations qui s’adressent à un millier de jeunes par an. 40% des plages sont surveillées par des jeunes formés par la SNSM.

    Les ressources de la SNSM sont relativement modestes au vu des chiffres précédents. Sensiblement 20-25M€ de budget annuel, pour 200 patrouilleurs et des centaines de semi-rigides d’intervention. Ces embarcations nécessitent 5 à 6M€ d’investissement par an. 55 salariés permettent à l’association de fonctionner.

    L’Etat participe au budget à hauteur de 10%, auxquels s’ajoutent 20% par les collectivités locales. Le reste, 70%, vient de ressources privées. 5M€ de dons (environ 50000 donateurs), des legs et des entreprises constituent donc la majorité du budget. Les partenariats avec les entreprises sont nombreux, en particulier avec les mutuelles et sociétés d’assurance, et la grande distribution. A titre d’exemple Total donne autant que l’état ! Il faut enfin ajouter le produit des activités : le sauvetage est gratuit mais l’intervention pour panne est payante.

    L’Amiral a mis en avant plusieurs enjeux à venir pour la SNSM. Il faut en particulier réussir à préserver l’engagement des bénévoles dans un environnement de plus en plus sécuritaire et « judiciarisé ». Les missions imposent une prise de responsabilité et exposent donc les bénévoles. Entretenir leur motivation est un enjeu majeur, et l’on en vient à parler de « bénévoles professionnels ».

    Cette motivation des bénévoles s’appuie principalement sur quatre axes : la réponse à une quête de sens, le contact avec la mer, la valorisation de la personne et l’amitié et la convivialité qui règne dans l’association. La formation des patrons est purement interne, ce qui est une exception notable dans le monde des associations de sauveteurs.

     

    Trouver de l’argent sera, c’est certain, un enjeu permanent. La part du financement public est amenée à décroitre, et le monde associatif est le siège d’une « guerre » des financements. Il est important de noter ici que la SNSM, avec 50% des interventions demandées par les CROSS pour seulement 30% de budget public offre à l’état l’accomplissement de missions de sécurité régaliennes à un coût très faible et que l’efficacité de la SNSM force le respect.

    La mer en France c’est environ 400 morts par an, dont deux tiers dans la bande du premier mile nautique. La SNSM évite une mort certaine à un millier de personnes par an, à rapprocher des quatre à cinq mille morts annuels sur les routes. Chapeau bas !


    Site de la SNSM :http://www.snsm.org/

    Ci-après un résumé vidéo :