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  • Assemblée générale du groupe le 24 novembre 2010 : La conférence de Georges Tourret

    À l’occasion de son assemblée générale du 24 novembre 2010, le groupe X Mer a invité Georges Tourret Administrateur Général (2° section) des Affaires maritimes et Président de l’Institut Maritime de Prévention à donner une conférence intitulée :

    SURVIVRE EN MER AUJOURD’HUI

    La vidéo de 20 minutes qui est présentée ci-après résume un peu plus d’une heure d’enregistrements. Lors du changement de cassette mini DV, le réglage automatique du caméscope n’a pas fonctionné correctement et les images de la fin sont floues mais le son est correct, la production s’en excuse.

    N.B. : On peut aussi visionner le film directement sur le lien suivant :

    http://vimeo.com/17731399

     


    Conférence Georges Tourret from Patrice Urvoy on Vimeo.

    Pour ceux qui ne peuvent visionner le film ou qui préfèrent du texte, nous avons rassemblé nos notes sous forme du texte ci-dessous.

    Après un bref historique des accidents de mer depuis le TITANIC, l’orateur a distingué deux situations :

    -  le naufrage avec évacuation du navire, embarcations de sauvetage, engins flottants et, déjà, des brassières, car tout le monde ne trouvait place à bord des embarcations,

    -  l’homme à la mer, tombé par gros temps en opération de pêche par exemple ou, par beau temps suite à un incident de mer comme un naufrage rapide sans préparation des embarcations (effet de carène liquide par exemple).

    Tout cela a conduit l’OMI (Organisation Maritime Internationale) à prescrire selon la convention SOLAS la présence de brassières y compris à la plaisance.

    Mais les brassières SOLAS de l’époque ne permettaient pas travailler à bord, en particulier à la pêche.

    De plus, même si elles assurent théoriquement la flottabilité des corps et le maintien de la tête hors de l’eau, elles ne luttent pas contre la cause principale des décès : le froid.

    La combinaison du commandant Rigolet pallie ce défaut mais, là encore, elle obère les capacités de travail et n’est pas adaptée à l’urgence absolue.

    Georges Tourret a développé ensuite, à propos des obligations réglementaires, le conflit entre le règlement et la pratique.

    Dans le BTP ou l’industrie c’est a priori plus facile de contrôler les ports de casques, bottes ou chaussures de sécurité, quoique !

    En mer, il n’est pas possible d’embarquer un gendarme maritime sur chaque navire !

    La conviction doit donc l’emporter sur la contrainte.

    D’où l’idée de concevoir des dispositifs pratiques et donc spontanément acceptables et de réduire l’effet de froid par la rapidité de avec laquelle l’homme à la mer est récupéré par le navire d’où il est tombé (ou par la flottille proche, la SNSM, l’hélicoptère etc.).

    L’idée de brassière est devenue l’EPI (Equipement de Protection Individuelle). Puis, suivant l’exemple canadien, l’EPI est devenu le VFI (Vêtement à Flottabilité  Intégrée).

    On distingue :

    -  les VFI à flottabilité fixes,

    -  les VFI à flottabilités additionnelles, analogues aux brassières gonflables situées dans les avions de ligne mais, à gonflages automatiques (capsules à sel ou déclencheurs à pression hydrostatique).

    Ces dispositifs sont obligatoires selon SOLAS au commerce et/ou à la pêche.

    Mais, même protégé par ces dispositifs, le problème de la localisation de l’homme à la mer en vue de sa récupération reste entier surtout par gros temps et/ou de nuit.

    Actuellement, les VFI sont (peuvent ?) être dotées de balises émettrices :

    -  le signal est transmis à un satellite qui (pour les numéros de MMSI français – 212….) transmet dans un centre situé à Toulouse qui le transmet au CROSS Gris Nez qui le transmet au CROSS concerné par la zone d’émission qui, après élimination des nombreuses fausses alertes, déclenche les opérations de secours.

    Tout cela peut prendre au mieux ½ heure, au pire plus de 2 heures !

    Et surtout, le navire le plus à même de récupérer l’home à la mer selon sa position géographique en phi et g est celui qui est prévenu en dernier !

    Sous l’impulsion du ministre chargé de la pêche de l’époque, Michel Barnier, Georges Tourret a été chargé de s’inspirer de l’ARVA (Appareil de Recherche de Victimes d’Avalanches) pour « mariniser » le système. Ce qui fut fait et expérimenté en vraie grandeur sur des flottilles de pêche. Ainsi, c’est en direction de la flottille (ou de la régate) ou du navire concerné que le signal est transmis.

    L’expérience a été concluante mais cependant, en pratique, la recherche par puissance et direction s’est avérée délicate.

    Finalement, Georges Tourret nous a présenté le dernier outil qui est expérimenté. Il s’agit d’une sorte d’ARVA complété par :

    -  une puce GPS qui indique au navire en relèvement distance où se situe l’homme à la mer (comme en mode MOB sur un GPS mais avec une tenue de position très améliorée),

    -  une lampe « flashlight ».

    Ce dispositif expérimental est cher et le restera s’il reste réservé au commerce et à la pêche. Son prix peut baisser considérablement par effet de volume si le marché des plaisanciers est concerné, soit réglementairement (mais, comme il a été dit, mieux vaut convaincre que contraindre), soit, mieux, par la conviction.